Participation au Sommet de Copenhague sur la Démocratie et au Congrès Mondial de la Liberté.
Le 12 mai 2026, avec d’autres membres de Viet Tan et organisations civiles vietnamiennes , Xuân-Trang Nguyen, vice-présidente du Cosunam , a participé au 9ème Sommet de Copenhague sur la Démocratie. Organisé par Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’OTAN et ancien Premier ministre danois, et la Fondation Alliances des démocraties, ce sommet réuni des personnalités de premier plan issues des sphères politiques, économiques, technologiques et de la société civile, notamment des activistes pro-démocraties venant de l’Ukraine, Taïwan, l’Iran, le Venezuela et Cuba.

Le sommet s’est ouvert par un discours du Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, suivi d’une rencontre informelle avec la Première ministre danoise par intérim, Mette Frederiksen. Oleksandr Kamyshin, conseiller du président ukrainien, a présenté la situation actuelle et les efforts déployés par l’Ukraine pour instaurer une paix juste.
Xuân-Trang a également participé à une réunion du Congrès Mondial de la Liberté (World Liberty Congress) pour échanger sur la manière dont la communauté démocratique internationale pourrait mieux répondre aux priorités identifiées par les militants et les dirigeants de l’opposition œuvrant sur le terrain sous les régimes autoritaires.

Activistes vietnamiens d’Allemagne, de France , de Suisse et du Danemark réunis pour la même cause
Au cours de cette session, Human Rights Foundation a présenté le classement Tyranny Tracker, qui catégorise les pays du monde en trois types : totalitaires, semi-autoritaires et démocratiques. Ce classement repose sur trois piliers : Une compétition électorale juste et équitable , la liberté d’expression et d’opposition, l’indépendance judiciaire.
1. Compétition électorale
Les élections au Vietnam ne sont ni libres ni équitables. Il n’existe pas de véritable opposition politique, le PCV étant le seul parti autorisé. Les candidats à l’Assemblée nationale doivent être approuvés par des organes contrôlés par le parti, garantissant qu’aucune voix critique ne puisse se présenter. Les élections servent principalement de mécanisme symbolique de validation du pouvoir du parti.
2. Liberté d’expression et d’opposition
La liberté d’expression et de réunion est extrêmement limitée. Toute critique du gouvernement ou du parti peut entraîner une peine d’emprisonnement en vertu de dispositions larges relatives à la « propagande contre l’État ». Les journalistes, les militants et les groupes religieux sont étroitement surveillés, et les médias indépendants sont interdits.
3. L’ indépendance judiciaire
Le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant, mais fonctionne comme un outil du parti. Les tribunaux sont directement contrôlés par le PCV et, dans les affaires politiques, les verdicts sont souvent déterminés à l’avance. Les prisonniers politiques ne bénéficient pas d’un procès équitable, et les avocats qui défendent des militants risquent eux-mêmes des poursuites ou la révocation de leur licence.
Selon ce classement, il n’est pas surprenant que le Vietnam soit considéré comme un pays entièrement autoritaire. Pour en savoir plus : https://tyrannytracker.org/map



