COSUNAM

Quand les hommes sont LIBRES de choisir, ils choisissent la LIBERTÉ

Actualités Février 2020

Union Européenne et Vietnam
Les droits de l’homme
à l’épreuve du commerce international

A la veille d’un vote crucial le mardi 11 février entre L’UE et le Vietnam, une quarantaine d’ONG internationales et associations vietnamiennes ont adressé des lettres ouvertes aux quelques 700 députés du Parlement Européen pour demander le report de l’accord de libre-échange UE-Vietnam (EVFTA) « jusqu’à ce que le gouvernement vietnamien accepte enfin de respecter des critères concrets et vérifiables pour protéger les droits du travail et les droits de l’homme».

Il existe des précédents notables où le Parlement européen a fixé préalablement des critères en matière de droits de l’homme avant de donner son accord à des accords bilatéraux afin de promouvoir les progrès des droits de l’homme, conformément aux engagements énoncés à l’article 21 du traité de l’Union européenne. Avec l’Ouzbékistan ou le Turkménistan en raison de la réticence de ces pays à faire des progrès dans le domaine des droits de l’homme et de l’État de droit.

Au vu de l’aggravation dramatique de la situation des droits de l’homme depuis 2016 au Vietnam avec les cas de Formosa Plastics, la loi sur la cyber sécurité, l’assaut sanglant contre le village de Dong Tâm pour ne citer que les plus graves, le Parlement européen devrait adopter la même approche avec Hanoi, en refusant l’approbation sans conditions et en édictant une résolution parallèle avec des conditions concrètes, mesurables et vérifiables en matière de droits de l’homme avant que les députés européens donnent leur feu vert à l’accord.

Celles-ci devraient inclure, au minimum, entre autres :

-Un engagement public et une feuille de route des autorités vietnamiennes pour modifier ou abroger les dispositions draconiennes de son code pénal, notamment les articles 109, 116, 117, 331 et 318, qui sont couramment utilisés pour poursuivre les défenseurs pacifiques des droits de l’homme, les journalistes, les avocats, les chefs religieux et les dissidents politiques ;

– La libération et non l’exil forcé des quelques 150 prisonniers de conscience , activistes et détenus politiques.

A l’exemple de la Chine d’aujourd’hui , le soi-disant encouragement au développement économique et commercial de l’Occident octroyé sans conditions préalables n’a jamais favorisé plus de respect des droits de l’homme de la part des régimes autoritaires à parti unique. Combien de députés européens auront compris ce marché dramatique ?

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A l’occasion du 12ème sommet des droits de l’homme et de la démocratie le 18 février prochain à Genève, le prisonnier politique CHAU VAN KHAM sera représenté par son fils Dennis Châu.
Dennis Chau est le fils du prisonnier politique vietnamien Van Kham Chau, qui a été détenu par les autorités en janvier 2019 alors qu’il était en visite dans le pays. Le père de Chau est un citoyen australien et un homme d’affaires retraité de Sydney qui a fui le Vietnam en 1982. Membre du parti politique non-violent Viet Tan, il a continué à défendre les droits de l’homme, la démocratie et les libertés fondamentales depuis qu’il a quitté le pays.

L’année dernière, le père de Chau a été arrêté à Ho Chi Minh après avoir rencontré un militant de la société civile et a été accusé de conspiration contre le gouvernement vietnamien. Après avoir été détenu sur la base de fausses accusations et s’être vu refuser l’accès à un avocat, le père de Chau a été condamné à 12 ans de prison.

Dennis Chau a attiré l’attention sur l’injustice faite à son père en développant un réseau de soutien mondial pour l’aider à rentrer chez lui. Chau a été une voix indéfectible au nom de sa famille pour soulever la situation de son père auprès des médias du monde entier. Sa motivation à plaider pour la libération de son père, pour les réformes du système judiciaire vietnamien et pour les droits de l’homme en général est dans l’esprit de l’engagement de son père et pour la promotion des libertés fondamentales au Vietnam.

Chau Van Kham
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Actualités Janvier 2020

Message de Rolin Wavre
Président du Cosunam et député du Canton de Genève

 Au moment de vous envoyer les meilleurs voeux du Cosunam pour l’année du Rat 2020, l’humeur n’est pas vraiment à l’optimisme sur le plan mondial. Le drame du village de Dong Tâm et la mort brutale de son représentant Lê Dinh Kinh nous ramène une fois de plus à la réalité du Vietnam ( voir notre article ci-dessous ). Les atteintes aux droits humains sont constantes, l’évolution de la Chine, notamment dans ses relations avec Hong Kong et ses démocrates, n’est pas réjouissante. Un grand frère qui file du mauvais coton sur le plan humain. Visiblement, l’économie et la puissance prennent le pas sur le respect de la liberté des citoyens. Logiquement, le Vietnam communiste suit l’exemple et envisage même à verrouiller l’internet. Espérons que la créativité et l’obstination des Vietnamiens empêchera les autorités d’y parvenir.

Il y a tout de même quelques lueurs d’espoir. L’Union européenne semble vouloir tenir un langage plus ferme sur les violations des droits humains, y compris avec le Vietnam. Entre Donald, Xi et Boris, il faut bien que la vieille Europe exprime quelques valeurs.

Sur un autre plan, nous venons d’apprendre que Tran Thi Nga, détenue depuis 2017, exemple de détermination pour tous les défenseurs des droits humains, a enfin été libérée et pourrait vivre enfin une vie en liberté, mais loin de son pays. Nous savons par tous les témoignages que nous ont apporté les anciens détenus d’opinion expulsés par les autorités vietnamiennes que c’est aussi un déchirement que de quitter son pays contre sa volonté, forcé par un choix impossible. La prison ou l’exil.

Comme il le fait depuis 30 ans, le Comité Suisse-Vietnam et tous ses amis en Suisse, au Vietnam et ailleurs seront avec eux et avec leurs familles.

 


La prisonnière de conscience Tran Thi Nga est libérée après 3 ans de dure détention et expulsée aux Etats-Unis aujourd’hui 10 janvier 2020.
Figure de proue des manifestations au Vietnam notamment lors de la catastrophe environnementale des côtes vietnamiennes en 2016 par Formosa Plastics, elle avait reçu deux prix des organisations des Droits de l’homme.
Le Cosunam avait entrepris de nombreuses actions en 2018 et 2019 en sa faveur dont une pétition suisse initiée par Anne-Marie von Arx ainsi que de nombreux court-métrages ( Femmes engagées du Vietnam ) pour dénoncer publiquement sa détention injuste et réclamer sa mise en liberté.

Tran Thi Nga, femme activiste et engagée, emprisonnée depuis 2017, lauréate du Prix vietnamien des Droits de l’homme 2018, libérée et expulsée du Vietnam en 2020.

Aujourd’hui exilée mais libre en famille

 


 

Après la catastrophe environnementale de Formosa, le saccage du quartier de Vuon Rau Lôc Hung, voici un nouveau drame de violence contre la société civile

L’assaut sanglant de Dông Tâm

Quand la terre est la propriété « du peuple tout entier » et l’Etat son représentant. 

L’âme de la résistance paysanne et le patriarche de 80 ans du village de Dong Tâm, Lê Dinh Kinh, a été tué à son domicile dans la nuit du jeudi 9 janvier de deux balles dans la tête lors des affrontements pour le contrôle de terres que se disputent la population locale et les militaires du régime vietnamien.

Les villageois contestent depuis plusieurs années la légalité de la confiscation de ces terrains de 90 hectares entourant l’aéroport de Mieu Mon (Nord), près de Hanoi. Les affrontements, événement rare dans ce pays communiste, ont éclaté jeudi au petit matin lorsqu’un millier de membres des forces spéciales ont fait irruption dans le village de Dong Tâm . Selon un communiqué du ministère de la Sécurité publique, ” les forces de l’ordre se seraient heurtés à des habitants munis de grenades, de cocktails Molotov et de couteaux»,  « le désordre a conduit à la mort de 4 personnes, dont 3 policiers» ajoute le communiqué, précisant que d’autres villageois ont été «arrêtés pour violation grave de la loi».

Pratiquement toutes les communications téléphoniques privées et le réseau internet sur place ont été interrompus ou brouillés pendant cette brutale intervention policière.

Il n’a pas été ainsi possible dans l’immédiat de confirmer le bilan ou de vérifier cette version unilatérale et bien préparée des événements diffusés par les autorités, information qui a été relayée à une vitesse inhabituelle dans un pays où le secret permanent et le contrôle systématique l’emportent normalement sur la transparence.

Le village de Dông Tâm , à 03 heures du matin , complètement isolé et encerclé

Mais une vidéo largement diffusée sur Facebook par un militant sur les lieux semblait montrer des coups de feu autour du village à l’aube, alors que plusieurs camions des forces de l’ordre arrivaient. L’ONG Human Rights Watch a exhorté le Vietnam à ouvrir une enquête et à fournir un accès libre au site à des observateurs indépendants, comme des journalistes, des diplomates et des fonctionnaires de l’ONU.

La violence de la résistance des habitants de Dong Tâm face à la confiscation d’un terrain du village souligne l’importance actuelle de la question foncière pour la société vietnamienne où l’agriculture tient encore une très large part. Dans la dernière version de la loi foncière vietnamienne, qui date de 2013, il est affirmé dès le premier chapitre que la terre est la propriété « du peuple tout entier » et l’Etat son représentant. Les milliers de citoyens expropriés illégalement, brutalement et sans compensation à ce jour en sont déjà les victimes.


Actualités Décembre 2019

Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations-Unies adoptait la Déclaration universelle des droits de l’homme

Message de Marie Barbey-Chappuis
Conseillère municipale de la Ville de Genève

71 ans après son adoption, ce texte est confronté à des défis nouveaux : les bouleversements climatiques, les migrations massives et les enjeux liés au numérique et à la protection de la sphère privée, mettent à l’épreuve les acquis précaires de la déclaration.

Mais ce texte fondateur demeure aujourd’hui encore – et notamment à Genève, capitale mondiale des droits de l’homme – une source d’inspiration pour promouvoir un monde plus juste. Parce qu’il ne peut y avoir de paix, de développement, de sécurité, d’avenir pour chacune et chacun d’entre nous si nous laissons les droits de la personne – de toutes les personnes – se désintégrer.

En cette journée des droits de l’homme, j’ai une pensée toute particulière pour la communauté vietnamienne de Suisse qui, depuis 30 ans, se bat sans relâche pour dénoncer la situation des droits humains au Vietnam et les violations de la liberté d’expression en particulier.

Leur combat est aussi le nôtre.

Marie Barbey-Chappuis

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Tran thi Nga, femme activiste et engagée, emprisonnée depuis 2017,
Lauréate du Prix vietnamien des Droits de l’homme Lê Dinh Luong 2018

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Le respect et la promotion des Droits humains doivent être
la boussole qui guident notre action politique

Message de Saskia Bricmont, Députée au Parlement européen

Saskia Bricmont

Nous défendons les Droits humains, nous nous indignons quand ils sont violés, signons des pétitions car nous savons qu’elles peuvent parfois sauver des vies. Mais cela reste un peu une abstraction pour une majorité d’entre nous, on prend conscience de leur importance quand on en est dépourvu ou que l’on est témoin de la situation de populations qui en sont privées.

Je sors de rencontres avec des représentant.e.s de la communauté vietnamienne, d’anciens prisonniers politiques, des défenseurs des droits humains, d’activistes contre la torture. Ces rencontres ne m’ont pas laissée indemne. Si je connais de mieux en mieux les enjeux du pays en raison des semaines que j’ai passé à l’étudier et à rencontrer nombre d’acteurs et d’ONG, cette journée m’a fait l’effet d’un coup de poing. Le même coup de poing que lors de l’annonce de la mort de 39 Vietnamiens dans un camion frigorifique en provenance de Belgique et que la même semaine, certains partisans d’un accord commercial rapide entre l’UE et le Vietnam faisaient obstruction à ma demande d’entendre des ONG dans le cadre de nos travaux au sein de la commission du Commerce international.(…)

Saskia Bricmont le 10 décembre 2019 à Bruxelles entourée
des représentants de la communauté vietnamienne

J’ai demandé depuis le départ à ce que le processus de ratification soit mis en pause le temps pour le régime Vietnamien de mettre en place les dispositions visant à appliquer la réforme du Code du travail pour assurer les droits des travailleurs et la liberté syndicale, une réforme du code pénal qui empêche toute expression libre qui irait à l’encontre de la politique menée par le régime, de la loi sur la cybercriminalité qui a permis l’arrestation de blogger/journalistes indépendants qui s’expriment sur les réseaux sociaux, la libération des prisonniers politiques (12 dans un état critique selon la Commission européenne, plus de 130 prisonniers d’opinion selon les ONG), un moratoire sur la peine de mort et son abolition dans la loi…

Le respect et la promotion des Droits humains portés par les Objectifs pour le Développement Durable, les processus onusiens doivent être la boussole qui guident notre action politique. C’est particulièrement vrai pour l’Europe qui se présente comme le fer de lance d’une mondialisation à visage humain. Alors qu’une nouvelle Commission et un nouveau Parlement viennent d’entrer en fonction, il est plus important que jamais de rappeler que le développement économique doit être au service des gens et se faire dans le respect de l’environnement, pas l’inverse.

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L’UE va mettre en place un régime de sanctions à l’encontre
des auteurs d’atteintes aux droits de l’homme

Une très mauvaise nouvelle pour les responsables
au plus haut niveau du régime dictatorial vietnamien

L’Union européenne (UE) va commencer à travailler sur une législation qui lui permettra de sanctionner les personnes accusées de violations des droits de l’homme dans le monde entier. Grâce à un tel régime de sanctions, l’UE est en mesure de tenir les individus pour responsables des violations des droits de l’homme sans avoir à cibler un pays en particulier. En conséquence, l’UE sera mieux à même de donner suite à son engagement de défendre les droits de l’homme de manière appropriée au niveau mondial.

Ce régime de sanctions ciblées sera de type Magnitsky ont convenu les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à la veille de la Journée internationale des Droits de l’Homme du 10 décembre 2019.

Stef Blok, ministre néerlandais des Affaires étrangères et Joseph Borrell,
nouveau chef et représentant des affaires étrangères pour l’UE

Le nouveau Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a décrit les droits de l’homme comme une “priorité claire pour les Européens… et mon mandat” lors d’une conférence de presse qui a suivi la réunion des ministres des affaires étrangères.

Il a déclaré que ” à la demande de plusieurs États membres, nous avons convenu de lancer les travaux préparatoires en vue d’un régime mondial de sanctions pour faire face aux violations graves des droits de l’homme qui seront l’équivalent dans l’Union européenne de la loi dite Magnitsky des États-Unis “.

L’Acte Magnitsky a été signé par le président Barack Obama en décembre 2012 dans le but de cibler les responsables russes jugés responsables de la mort de l’avocat fiscal russe Sergei Magnitsky. Depuis lors, la loi a été utilisée pour sanctionner les personnes accusées de violations des droits de l’homme dans le monde entier.

Cette annonce intervient juste avant un jour avant la Journée des droits de l’homme du 10 décembre 2019. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Stef Blok, qui a poussé l’Union à adopter une telle loi, a envoyé un tweet : “C’est un signal très fort qu’aujourd’hui, l’UE a décidé à l’unanimité de légiférer sur un régime mondial de sanctions de l’UE en matière de droits humains.”

Selon un diplomate de haut niveau, le régime proposé permettra à l’UE de cibler spécifiquement des individus ” sans envoyer le message que vous ne voulez pas traiter avec ce pays ” car ces sanctions mettraient l’accent sur la responsabilité individuelle plutôt que sur la nationalité – même si certains peuvent encore les considérer comme visant un certain pays.
Pour un autre diplomate, ” le fait est qu’il y a des crimes qui ne peuvent être attribués à un pays. Nous devrions être en mesure de demander des comptes aux auteurs individuels dans cette affaire.”

Prisonniers de conscience VN


Actualités Novembre 2019

Soirée de soutien à la Salle communale des Délices, au Grand-Saconnex

Extraits d’un texte de Francis Richard


 

Mercredi 20 novembre 2019, avait lieu à la Salle communale des Délices du Grand-Saconnex, une soirée de soutien aux victimes de Formosa Plastics et aux prisonniers de conscience, organisée par le COSUNAM (Comité Suisse-Vietnam).

En avril 2016, Formosa Plastics, entreprise chimique taïwanaise, a déversé des déchets toxiques sur 250 km de côtes vietnamiennes, avec pour conséquences: 115 tonnes de poissons morts et 200.000 personnes affectées…

Francis Richard et le dissident vietnamien Pham Minh Hoàng

Avant que ne commence la soirée, mon ami, Khai Nguyen Dang, délégué permanent du Cosunam, me présente au professeur Pham, dissident vietnamien. Celui-ci me dit être ému par tous les soutiens qu’il reçoit.

Catholique (comme je le suis), il considère que c’est très charitable de la part des Suisses de le soutenir. Je lui réponds que c’est la moindre des choses parce que nous avons la chance de vivre dans un pays libre.

Il me raconte qu’il a été déchu de la nationalité vietnamienne en 2017 et qu’il a été expulsé: je peux trouver le récit de son histoire sur internet. En fait, c’est son épilogue que je ne connaissais pas…

Car, en échangeant nos coordonnées et nos noms complets – il s’appelle Pham Minh Hoàng -, je m’aperçois, et me rappelle tout soudain, que j’ai écrit des articles à son sujet, il y a maintenant un certain nombre d’années:

– le 31 août 2010: Un professeur arrêté au Vietnam pour avoir signé des pétitions…

– le 1er août 2011: Le dissident franco-vietnamien Pham Minh Hoang sera jugé le 10 août 2011

– le 19 décembre 2011: L’ONU demande au Vietnam de mettre fin à des détentions arbitraires

Né en 1955, il me raconte qu’il est parti en France en 1973 pour y faire des études et qu’il n’est rentré au Vietnam qu’en 2000 pour enseigner les mathématiques à l’École Polytechnique d’Ho Chi Minh Ville.

Condamné en première instance à trois ans de prison ferme le 10 août 2011 pour activité visant à renverser le gouvernement (il a signé deux pétitions et écrit des articles sur son blog…), sous pression internationale, sa peine est réduite à dix-sept mois de prison et trois ans d’assignation à résidence.

Libéré en 2012, il reste au Vietnam et enseigne même à l’université. Il donne également des cours gratuits de leadership à des étudiants. Bref c’est un dangereux terroriste comme le montre la photo ci-dessus où il est en compagnie d’un dangereux blogueur…

Aujourd’hui le professeur Pham vit à Paris, séparé de sa femme et de sa fille, qui sont restées au Vietnam pour s’occuper des anciens de la famille… alors qu’elles auraient pu le rejoindre. Mais, au Vietnam, on respecte encore les anciens et on se dévoue pour eux, par solidarité naturelle…

Avec la présence d’une centaine d’invités, la soirée de soutien aux victimes de Formosa et… aux prisonniers de conscience tel que le fut Pham Minh Hoàng, n’empêche pas de se sustenter: la convivialité d’un repas partagé ne peut alors qu’être un réconfort.

De véritables délices de la cuisine vietnamienne, dans cette salle communale bien nommée sont au menu surprise de la soirée.

Un des temps forts de la soirée est la projection d’un film sur la tragédie environnementale qu’a subi le Vietnam de la part de la société Formosa Plastics en avril 2016.

” Le drame écologique de FORMOSA Plastics,

une réalité de la répression au Vietnam “

Ce film est dédié notamment à Tran Thi Nga, une blogueuse, qui a été arrêtée le 21 janvier 2017 et condamnée le 25 juillet 2017 à 9 ans de prison, pour propagande contre l’État… et qui est une figure de proue des manifestations anti-Formosa.

A la suite du déversement de déchets toxiques sur les côtes vietnamiennes, plainte collective a été déposée auprès du tribunal d’instance de Taipei par des milliers de victimes, n’ayant aucune confiance dans la justice de leur pays.

D’ailleurs ne serait-ce qu’évoquer l’affaire Formosa vaut à ceux qui le font répression de la part des autorités vietnamiennes au lieu de leur soutien…

Cette plainte à Taipei n’a pas abouti, mais Formosa Plastics s’est engagée à verser 500 millions de dollars de compensation… et le dernier mot de juristes internationaux et d’ONG n’est pas encore dit.

Pham Minh Hoàng et Rolin Wavre

Pham Minh Hoàng et Rolin Wavre

Comme l’explique le professeur Pham, interrogé par Rolin Wavre, le président du Cosunam, si ces millions de dollars ont bien été versés, les victimes n’ont été que très modestement indemnisées.

Quant à elles, les autorités vietnamiennes, bien connues pour leur faible degré de corruption, auront retenu la plus grosse part de la compensation…

En raison de cette catastrophe environnementale, de nombreuses victimes privées de ressources et de moyens d’existence se sont décidées à l’exil et ont été victimes de marchands d’illusions sans scrupules…

Tout récemment, 39 migrants ont été retrouvés morts dans un camion frigorifique près de Londres. Or il apparaît que la plupart d’entre eux étaient originaires de la province Nghe An, une région sinistrée par Formosa.

Les nouveaux membres d'honneurs de Viet Tan

Les nouveaux membres d’honneurs de Viet Tan

Un autre temps fort a été la remise par un représentant de Viet Tan (Parti pour la réforme du Vietnam) de certificats de membres d’honneur décernés à six personnes qui se sont particulièrement illustrées dans la défense des droits humains au Vietnam:

Anne-Marie von Arx, députée PDC au Grand Conseil de Genève

Rolin Wavre, député PLR au Grand Conseil de Genève

Bernard Favre, ancien secrétaire général du PLR genevois

Simon Brandt, député PLR au Grand Conseil de Genève

Sébastien Desfayes, avocat, député suppléant PDC au Grand Conseil de Genève

Jean-Luc von Arx, conseiller municipal PDC de Genève

Étaient présentes également à cette soirée nombre de personnalités, dont les suivantes:

Serge Dal Busco, vice-président du Conseil d’État de la République et Canton de Genève, nous a fait une belle allocution.

Pierre Maudet, membre du Conseil d’État de la République et Canton de Genève, qui s’est exprimé à titre personnel en rappelant le souvenir de l’édification de la stèle des boat-people sur la commune du Grand-Saconnex

Vincent Maitre, Conseiller national

Simone de Montmollin, Conseillère nationale

Jean-Marc Comte, maire et conseiller administratif PDC du Grand-Saconnex

Laurent Jimaja, conseiller administratif Verts du Grand-Saconnex

– Bertrand Favre, conseiller administratif PLR du Grand-Saconnex

 

L'équipe organisatrice de la soirée du CosunamPierre Maudet et ses nombreux fidèles amis de la communauté vietnamienne

 


Les invités de la soirée s’expriment

Simon Brandt, député

” Le 20 novembre 2019, à Genève, j’ai eu l’honneur de recevoir un prix du parti démocratique Viet-Tan, remis par le Comité Suisse-Vietnam (COSUNAM), pour mon engagement en faveur des droits de l’homme dans ce pays. Lequel avait débuté en 2007 quand je dénonçais via la motion 737 les trop nombreux voyages à l’étranger (déjà) des membres du Conseil administratif aux frais du contribuable. A plus forte raison que plusieurs d’entre eux ont eu lieu en République Socialiste du Vietnam dont les violations des droits fondamentaux sont toujours aussi flagrantes 12 ans plus tard. Nous devons nous souvenir chaque jour de la chance que nous avons de vivre en Suisse et défendre cette démocratie que le monde nous envie. A commencer en Ville de Genève.”

 

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Vincent Maitre, Conseiller national, président du PDC genevois

” Comme chaque année, fidèle au poste, très forte délégation PDC ce soir à la soirée de soutien du COSUNAM (Comité Suisse-Vietnam).

Bravo à Anne Marie von Arx-Vernon, Jean-Luc von Arx, Sebastien Desfayes et Rolin Wavre récompensés ce soir pour leur engagement pour la communauté vietnamienne, victime d’un régime totalitaire piétinant les droits humains et libertés fondamentales les plus élémentaires.”

– avec Marie Barbey-Chappuis, Patricia Bidaux, Claude Bocquet-Thonney, Anne Marie von Arx-Vernon, Sebastien Desfayes, Jean-Marc Comte, Serge Dal Busco,  Pierre-Yves Comte

 
 
 


Après 8 ans d’emprisonnement injuste subis avec courage et détermination, Mme Nguyen Dang Minh Mân a été libérée le 2 août 2019

Madame Nguyễn Đặng Minh Mẫn (née le 10 janvier 1985), initialement esthéticienne, milite pour les droits de l’homme au Viêt Nam. Observant les inégalités sociales dans son pays, elle devient journaliste photo et publie des photographies en ligne.
Elle documente les violences policières, la corruption gouvernementale et les manifestations pacifiques. Elle prend part à l’importante manifestation contre la Chine du 5 juin 2011 à Saigon.
Le 31 juillet 2011, Minh Mẫn, sa mère et son frère sont détenus arbitrairement par les autorités vietnamiennes. En janvier 2013, lors d’un procès de deux jours jugeant 14 activistes vietnamiens, Minh Mẫn reçoit une des condamnations les plus strictes, écopant de 8 ans de prison et 5 ans d’assignation à résidence. Elle a été libérée depuis le 2 août 2019 et a retrouvé sa famille après avoir assumé avec courage et détermination son emprisonnement.



 

 

 

 

Anne-Marie von Arx, Natacha Buffet-Desfayes, Patricia Bidaux-Rodriguez, Députées de Genève -Suisse 🇨🇭, ont adressé un message d’admiration et d’encouragement à Nguyen Dang Minh Man, leur consoeur, prisonnière de conscience et femme engagée dans la société civile.

” L’espoir sera toujours plus fort que la peur ”

 

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COSUNAM EXPRESS Juillet 2019


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COSUNAM EXPRESS Avril noir 2019

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Au Geneva Summit 2019 sur les Droits de l’homme et la démocratie

Le Cosunam et ses amis étaient présents au Geneva Summit annuel du 26 mars 2019 .  Nous soutenons activement le combat que mème l’avocat dissident Nguyen Van Dai , membre fondateur du Comité des  Droits de l’homme au Vietnam, président de ” Fraternité pour la démocratie”. Exilé en Allemagne, il est venu pour la 3ème fois à Genève afin de défendre la cause de ses confrères vietnamiens dans l’exercice périlleux de leur métier. Au Vietnam où le pouvoir judiciaire est à la botte du régime communiste, où les verdicts sont décidés avant les procès, défendre la cause d’un prisonnier politique ou de conscience relève d’un chemin de croix.

Qu’en pensent Sébastien Desfayes, membre de l’Ordre des avocats de Genève, et Rolin Wavre, juriste, député au Grand Conseil de Genève !

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Au palais Wilson pour la 125ème session du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme / Réalités vietnamiennes et langue de bois

Une nette aggravation de la situation des droits de l’homme au Vietnam depuis 2014

Le constat de Sébastien Desfayes, membre de l’Ordre des avocats de Genève :  “Avec le Cosunam à la 125ème session du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme au Palais Wilson pour écouter les interventions très fermes sur les atteintes aux Droits Humains commises par la “République socialiste” du Vietnam”

 

Le comité Suisse-Vietnam Cosunam et le parti de la Réforme Viêt Tân étaient présents aux deux journées des 11-12 mars 2019 de la 125ème session.

Mise au courant de la situation effective au préalable par les rapports alarmants et factuels d’une douzaine de ONG dont le Shadow Report II, la commission ad hoc des Nations-Unies a évalué avec pertinence la situation des droits de l’homme au Vietnam , entre autres «l’incohérence et les contradictions entre les différentes lois nationales», «l’incompatibilité entre la liberté universelle d’expression et l’application des règles vietnamiennes de la sécurité nationale», « la contestation civile publique mais non-violente contre la dictature du PCVN qui est assimilée par les autorités vietnamiennes à une forme de terrorisme contre l’Etat » etc.

Des interpellations auxquelles les délégués vietnamiens ont essayé de répondre en pratiquant à merveille la langue de bois et une rhétorique bien rodée d’apparatchiks.

Tout ce qui n’est pas le Parti est hors la loi

Au cours de la seconde journée de la 125ème session sur les droits de l’homme, de nombreuses informations dans notre Shadow Report II  ont continué à être largement reprises par les experts de la commission ad hoc des Nations-Unies
Un coup de chapeau particulier à deux rapporteurs de la commission , Mme Kran et M. Ben Achnour qui ont extrêmement bien démontré l’omniprésence de l’Etat-Parti communiste dans les instances judiciaires ainsi que les dogmes de « sécurité nationale » et « d’unité sociale » qui permettent de restreindre voire d’étouffer le droit des opposants et des minorités.
Quoique persiste à démontrer d’une manière éhontée la délégation officielle du Vietnam, force est de constater aux yeux de la communauté internationale l’aggravation des actes d’emprisonnement arbitraire , de répression politique et de violence physique dans ce pays d’Asie depuis des années.

Un rideau de fumée

Pour Rolin Wavre,  président du Cosunam, juriste et député genevois, l’examen des réponses du Vietnam aux questions posées par les experts du Comité des Droits de l’Homme à Genève démontre que le gouvernement se contente de produire un intense rideau de fumée, répondant très longuement sur des thèmes secondaires et laissant en suspens les questions centrales : arrestations arbitraires, détention sans jugement, torture et mauvais traitement généralisés, lourdes peines pour délits d’opinion, et surtout, verrouillage complet de l’appareil policier et judiciaire par la Constitution : tout ce qui n’est pas le Parti est hors la loi. Point !

Les experts du Comité ont été remarquables de pugnacité et de clairvoyance. De diplomatie aussi. On attend leur rapport avec impatience.

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COSUNAM EXPRESS Mars 2019

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Les journées vietnamiennes de l’Examen Périodique Universel 2019 des droits de l’homme à Genève

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