Auteur/autrice : support_swisscenter

  • Soirée de soutien 2019 à la Salle communale des Délices, au Grand-Saconnex

    Soirée de soutien 2019 à la Salle communale des Délices, au Grand-Saconnex

    Soirée de soutien à la Salle communale des Délices, au Grand-Saconnex

    Extraits d’un texte de Francis Richard


    Mercredi 20 novembre 2019, avait lieu à la Salle communale des Délices du Grand-Saconnex, une soirée de soutien aux victimes de Formosa Plastics et aux prisonniers de conscience, organisée par le COSUNAM (Comité Suisse-Vietnam).

    En avril 2016, Formosa Plastics, entreprise chimique taïwanaise, a déversé des déchets toxiques sur 250 km de côtes vietnamiennes, avec pour conséquences: 115 tonnes de poissons morts et 200.000 personnes affectées…

    Francis Richard et le dissident vietnamien Pham Minh Hoàng

    Avant que ne commence la soirée, mon ami, Khai Nguyen Dang, délégué permanent du Cosunam, me présente au professeur Pham, dissident vietnamien. Celui-ci me dit être ému par tous les soutiens qu’il reçoit.

    Catholique (comme je le suis), il considère que c’est très charitable de la part des Suisses de le soutenir. Je lui réponds que c’est la moindre des choses parce que nous avons la chance de vivre dans un pays libre.

    Il me raconte qu’il a été déchu de la nationalité vietnamienne en 2017 et qu’il a été expulsé: je peux trouver le récit de son histoire sur internet. En fait, c’est son épilogue que je ne connaissais pas…

    Car, en échangeant nos coordonnées et nos noms complets – il s’appelle Pham Minh Hoàng -, je m’aperçois, et me rappelle tout soudain, que j’ai écrit des articles à son sujet, il y a maintenant un certain nombre d’années:

    – le 31 août 2010: Un professeur arrêté au Vietnam pour avoir signé des pétitions…

    – le 1er août 2011: Le dissident franco-vietnamien Pham Minh Hoang sera jugé le 10 août 2011

    – le 19 décembre 2011: L’ONU demande au Vietnam de mettre fin à des détentions arbitraires

    Né en 1955, il me raconte qu’il est parti en France en 1973 pour y faire des études et qu’il n’est rentré au Vietnam qu’en 2000 pour enseigner les mathématiques à l’École Polytechnique d’Ho Chi Minh Ville.

    Condamné en première instance à trois ans de prison ferme le 10 août 2011 pour activité visant à renverser le gouvernement (il a signé deux pétitions et écrit des articles sur son blog…), sous pression internationale, sa peine est réduite à dix-sept mois de prison et trois ans d’assignation à résidence.

    Libéré en 2012, il reste au Vietnam et enseigne même à l’université. Il donne également des cours gratuits de leadership à des étudiants. Bref c’est un dangereux terroriste comme le montre la photo ci-dessus où il est en compagnie d’un dangereux blogueur…

    Aujourd’hui le professeur Pham vit à Paris, séparé de sa femme et de sa fille, qui sont restées au Vietnam pour s’occuper des anciens de la famille… alors qu’elles auraient pu le rejoindre. Mais, au Vietnam, on respecte encore les anciens et on se dévoue pour eux, par solidarité naturelle…

    Avec la présence d’une centaine d’invités, la soirée de soutien aux victimes de Formosa et… aux prisonniers de conscience tel que le fut Pham Minh Hoàng, n’empêche pas de se sustenter: la convivialité d’un repas partagé ne peut alors qu’être un réconfort.

    De véritables délices de la cuisine vietnamienne, dans cette salle communale bien nommée sont au menu surprise de la soirée.

    Un des temps forts de la soirée est la projection d’un film sur la tragédie environnementale qu’a subi le Vietnam de la part de la société Formosa Plastics en avril 2016.

    ” Le drame écologique de FORMOSA Plastics,

    une réalité de la répression au Vietnam “

    Ce film est dédié notamment à Tran Thi Nga, une blogueuse, qui a été arrêtée le 21 janvier 2017 et condamnée le 25 juillet 2017 à 9 ans de prison, pour propagande contre l’État… et qui est une figure de proue des manifestations anti-Formosa.

    A la suite du déversement de déchets toxiques sur les côtes vietnamiennes, plainte collective a été déposée auprès du tribunal d’instance de Taipei par des milliers de victimes, n’ayant aucune confiance dans la justice de leur pays.

    D’ailleurs ne serait-ce qu’évoquer l’affaire Formosa vaut à ceux qui le font répression de la part des autorités vietnamiennes au lieu de leur soutien…

    Cette plainte à Taipei n’a pas abouti, mais Formosa Plastics s’est engagée à verser 500 millions de dollars de compensation… et le dernier mot de juristes internationaux et d’ONG n’est pas encore dit.

    Pham Minh Hoàng et Rolin Wavre

    Pham Minh Hoàng et Rolin Wavre

    Comme l’explique le professeur Pham, interrogé par Rolin Wavre, le président du Cosunam, si ces millions de dollars ont bien été versés, les victimes n’ont été que très modestement indemnisées.

    Quant à elles, les autorités vietnamiennes, bien connues pour leur faible degré de corruption, auront retenu la plus grosse part de la compensation…

    En raison de cette catastrophe environnementale, de nombreuses victimes privées de ressources et de moyens d’existence se sont décidées à l’exil et ont été victimes de marchands d’illusions sans scrupules…

    Tout récemment, 39 migrants ont été retrouvés morts dans un camion frigorifique près de Londres. Or il apparaît que la plupart d’entre eux étaient originaires de la province Nghe An, une région sinistrée par Formosa.

    Les nouveaux membres d'honneurs de Viet Tan

    Les nouveaux membres d’honneurs de Viet Tan

    Un autre temps fort a été la remise par un représentant de Viet Tan (Parti pour la réforme du Vietnam) de certificats de membres d’honneur décernés à six personnes qui se sont particulièrement illustrées dans la défense des droits humains au Vietnam:

    Anne-Marie von Arx, députée PDC au Grand Conseil de Genève

    Rolin Wavre, député PLR au Grand Conseil de Genève

    Bernard Favre, ancien secrétaire général du PLR genevois

    Simon Brandt, député PLR au Grand Conseil de Genève

    Sébastien Desfayes, avocat, député suppléant PDC au Grand Conseil de Genève

    Jean-Luc von Arx, conseiller municipal PDC de Genève

    Étaient présentes également à cette soirée nombre de personnalités, dont les suivantes:

    Serge Dal Busco, vice-président du Conseil d’État de la République et Canton de Genève, nous a fait une belle allocution.

    Pierre Maudet, membre du Conseil d’État de la République et Canton de Genève, qui s’est exprimé à titre personnel en rappelant le souvenir de l’édification de la stèle des boat-people sur la commune du Grand-Saconnex

    Vincent Maitre, Conseiller national

    Simone de Montmollin, Conseillère nationale

    Jean-Marc Comte, maire et conseiller administratif PDC du Grand-Saconnex

    Laurent Jimaja, conseiller administratif Verts du Grand-Saconnex

    – Bertrand Favre, conseiller administratif PLR du Grand-Saconnex

     

    L'équipe organisatrice de la soirée du CosunamPierre Maudet et ses nombreux fidèles amis de la communauté vietnamienne

     


    Les invités de la soirée s’expriment

    Simon Brandt, député

    ” Le 20 novembre 2019, à Genève, j’ai eu l’honneur de recevoir un prix du parti démocratique Viet-Tan, remis par le Comité Suisse-Vietnam (COSUNAM), pour mon engagement en faveur des droits de l’homme dans ce pays. Lequel avait débuté en 2007 quand je dénonçais via la motion 737 les trop nombreux voyages à l’étranger (déjà) des membres du Conseil administratif aux frais du contribuable. A plus forte raison que plusieurs d’entre eux ont eu lieu en République Socialiste du Vietnam dont les violations des droits fondamentaux sont toujours aussi flagrantes 12 ans plus tard. Nous devons nous souvenir chaque jour de la chance que nous avons de vivre en Suisse et défendre cette démocratie que le monde nous envie. A commencer en Ville de Genève.”

     

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    Vincent Maitre, Conseiller national, président du PDC genevois

    ” Comme chaque année, fidèle au poste, très forte délégation PDC ce soir à la soirée de soutien du COSUNAM (Comité Suisse-Vietnam).

    Bravo à Anne Marie von Arx-Vernon, Jean-Luc von Arx, Sebastien Desfayes et Rolin Wavre récompensés ce soir pour leur engagement pour la communauté vietnamienne, victime d’un régime totalitaire piétinant les droits humains et libertés fondamentales les plus élémentaires.”

    – avec Marie Barbey-Chappuis, Patricia Bidaux, Claude Bocquet-Thonney, Anne Marie von Arx-Vernon, Sebastien Desfayes, Jean-Marc Comte, Serge Dal Busco,  Pierre-Yves Comte

     
     
     
  • La catastrophe écologique de Formosa 2016-2020

    La catastrophe écologique de Formosa 2016-2020

    A la suite du déversement de déchets toxiques sur les côtes vietnamiennes en 2016,  plainte collective a été déposée auprès du tribunal d’instance de Taipei en 2019 par des milliers de victimes, n’ayant aucune confiance dans la justice de leur pays.


    D’ailleurs ne serait-ce qu’évoquer l’affaire Formosa vaut à ceux qui le font répression de la part des autorités vietnamiennes au lieu de leur soutien…
    Cette plainte à Taipei n’a pas abouti encore , mais Formosa Plastics s’est engagée à verser 500 millions de dollars de compensation… et le dernier mot de juristes internationaux et d’ONG n’est pas encore dit.

    Comme l’explique le professeur Pham, interrogé par Rolin Wavre, le président du Cosunam, si ces millions de dollars ont bien été versés, les victimes n’ont été que très modestement indemnisées. Quant aux  autorités vietnamiennes, bien connues pour leur  degré de corruption, elles auront retenu la plus grosse part de la compensation.
    En raison de cette catastrophe environnementale, de nombreuses victimes privées de ressources et de moyens d’existence se sont décidées à l’exil et ont été victimes de marchands d’illusions sans scrupules.

    Tout récemment, 39 migrants ont été retrouvés morts dans un camion frigorifique près de Londres. Or il apparaît que la plupart d’entre eux étaient originaires de la province Nghe An, une région sinistrée par Formosa.

  • Dang Minh Mân libérée après 8 ans

    Dang Minh Mân libérée après 8 ans

    Madame Nguyễn Đặng Minh Mẫn (née le 10 janvier 1985), initialement esthéticienne, milite pour les droits de l’homme au Viêt Nam. Observant les inégalités sociales dans son pays, elle devient journaliste photo et publie des photographies en ligne.
    Elle documente les violences policières, la corruption gouvernementale et les manifestations pacifiques. Elle prend part à l’importante manifestation contre la Chine du 5 juin 2011 à Saigon.

    Le 31 juillet 2011, Minh Mẫn, sa mère et son frère sont détenus arbitrairement par les autorités vietnamiennes. En janvier 2013, lors d’un procès de deux jours jugeant 14 activistes vietnamiens, Minh Mẫn reçoit une des condamnations les plus strictes, écopant de 8 ans de prison et 5 ans d’assignation à résidence.

    Grâce à une campagne internationale, elle a été libérée depuis le 2 août 2019 et a retrouvé sa famille après avoir assumé avec courage et détermination son emprisonnement.

    ” L’espoir sera toujours plus fort que la peur “

     

     


     

     

     

    Anne-Marie von Arx, Natacha Buffet-Desfayes, Patricia Bidaux-Rodriguez, Députées de Genève -Suisse 🇨🇭, ont adressé un message d’admiration et d’encouragement à Nguyen Dang Minh Man, leur consoeur, prisonnière de conscience et femme engagée dans la société civile.

     

  • Au palais Wilson pour la 125ème session du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme / Réalités vietnamiennes en 2019 et langue de bois

    Au palais Wilson pour la 125ème session du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme / Réalités vietnamiennes en 2019 et langue de bois

    Une nette aggravation de la situation des droits de l’homme au Vietnam depuis 2014

    Rolin Wavre, Nguyen Dang Khai et Nguyen Ngoc Bao avec le Shadow Report

    Le constat de Sébastien Desfayes, membre de l’Ordre des avocats de Genève à la 125ème session de mars 2019 du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme au Palais Wilson pour écouter les interventions très fermes sur les atteintes aux Droits Humains commises par la “République socialiste” du Vietnam”

    Le comité Suisse-Vietnam Cosunam et le parti de la Réforme Viêt Tân étaient présents aux deux journées des 11-12 mars 2019 de la 125ème session.

    Mise au courant de la situation effective au préalable par les rapports alarmants et factuels d’une douzaine de ONG dont le Shadow Report II ( voir photos), la commission ad hoc des Nations-Unies a évalué avec pertinence la situation des droits de l’homme au Vietnam , entre autres «l’incohérence et les contradictions entre les différentes lois nationales», «l’incompatibilité entre la liberté universelle d’expression et l’application des règles vietnamiennes de la sécurité nationale», « la contestation civile publique mais non-violente contre la dictature du PCVN qui est assimilée par les autorités vietnamiennes à une forme de terrorisme contre l’Etat » etc.

    Des interpellations auxquelles les délégués vietnamiens ont essayé de répondre en pratiquant à merveille la langue de bois et une rhétorique bien rodée d’apparatchiks.

    Tout ce qui n’est pas le Parti est hors la loi

    Sébastien Desfayes, Luy Nguyen Tang et Rolin Wavre

    Au cours de la seconde journée de la 125ème session sur les droits de l’homme, de nombreuses informations dans notre Shadow Report II  ont continué à être largement reprises par les experts de la commission ad hoc des Nations-Unies
    Un coup de chapeau particulier à deux rapporteurs de la commission , Mme Kran et M. Ben Achnour qui ont extrêmement bien démontré l’omniprésence de l’Etat-Parti communiste dans les instances judiciaires ainsi que les dogmes de « sécurité nationale » et « d’unité sociale » qui permettent de restreindre voire d’étouffer le droit des opposants et des minorités.
    Quoique persiste à démontrer d’une manière éhontée la délégation officielle du Vietnam, force est de constater aux yeux de la communauté internationale l’aggravation des actes d’emprisonnement arbitraire , de répression politique et de violence physique dans ce pays d’Asie depuis des années.

    Un rideau de fumée

    Pour Rolin Wavre,  président du Cosunam, juriste et député genevois, l’examen des réponses du Vietnam aux questions posées par les experts du Comité des Droits de l’Homme à Genève démontre que le gouvernement se contente de produire un intense rideau de fumée, répondant très longuement sur des thèmes secondaires et laissant en suspens les questions centrales : arrestations arbitraires, détention sans jugement, torture et mauvais traitement généralisés, lourdes peines pour délits d’opinion, et surtout, verrouillage complet de l’appareil policier et judiciaire par la Constitution : tout ce qui n’est pas le Parti est hors la loi. Point !

    Les experts du Comité ont été remarquables de pugnacité et de clairvoyance. De diplomatie aussi. On attend leur rapport avec impatience.

  • La revue périodique universelle RPU des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme au Vietnam s’est déroulée le mardi 22 janvier 2019 à Genève.

    La revue périodique universelle RPU des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme au Vietnam s’est déroulée le mardi 22 janvier 2019 à Genève.

    Pour les membres de la Commission des Droits de l’homme de l’ONU,  l’UPR est un évènement officiel normal alors qu’elle revêt pour les Vietnamiens présents à Genève ce jour là un caractère exceptionnel dans la lutte pour un Vietnam respectueux des droits de l’homme et démocratiques.

    Avec une affluence rarement vue depuis des années, plus d’un demi-millier de Vietnamiens de différentes associations venues du monde entier et d’Europe se sont rassemblés ce même jour afin d’élever leurs revendications communes pour le respect des droits de l’homme et protester contre les mensonges éhontés du rapport que le régime communiste vietnamien présente au même moment dans l’enceinte des Nations-Unies. Organisée par l’Association des Vietnamiens de Lausanne ( HNVQG Lausanne) et par le Comité Suisse-Vietnam COSUNAM avec le concours de 32 organisations vietnamiennes internationales, la manifestation s’est déroulée avec une belle envergure d’organisation malgré la modeste échelle de la Suisse dans le monde.

    Un jour auparavant, le lundi 21 janvier, au Conseil Oecuménique des Eglises, un débat bien mené par le parti pour la Réforme Viêt Tân intitulé «  Stoppez la répression » suivie d’une conférence de presse a su mobiliser pendant 2 heures de temps les médias suisses ainsi que nombre de représentants d’ONG spécialisés. On notera la présence de personnalités politiques suisses comme les députés Anne Marie von Arx et Rolin Wavre tout comme celle d’anciens prisonniers de conscience ( l’avocat Nguyen Van Dai, le professeur Pham Minh Hoang et l’animateur social Dang Xuân Diêu) et surtout la venue surprise en provenance du Vietnam d’épouses et de fils de détenus politiques actuels comme Mmes Lê Dinh Luong, Truong Minh Duc et M. Nguyen Trung Tôn, membres de Fraternité pour la Démocratie . Leurs témoignages factuels ont ému la soixantaine de participants de la conférence et renforcé considérablement devant l’opinion publique la véracité des violations répétées et systématiques des droits de l’homme commises par le Vietnam.

    Pour animer ces 2 jours de rassemblement à Genève, le comité d’organisation a aussi organisé une belle soirée artistique sous le thème de «Chantons pour nos compatriotes». Rassemblant une palette d’artistes engagées comme la célèbre chanteuse Nguyêt Anh venue des Etats-Unis, Anh Chi de Paris , Jazzy Da Lam ainsi que d’autres artistes bénévoles venues de Londres et d’Allemagne, la soirée s’est déroulée dans une ambiance conviviale et chaleureuse, ponctuée de chansons patriotiques.

    A midi le mardi 22 janvier, alors que les 1ers rayons de soleil percent la grisaille du ciel et illuminent le parvis de la Place des Nations et la fameuse chaise brisée, les 1ers groupes de manifestants font leur apparition, portant haut et fièrement une marée de drapeaux jaunes à 3 bandes rouges du Vietnam libre. Déjà, ici et là résonnent les mélodies et les prières ferventes sur toute la place. A 14 h précises, au moment même où commence le rapport mensonger et hypocrite de la délégation gouvernementale vietnamienne devant l’assemblée des Nations-Unies, le demi-millier de personnes rassemblé devant la place commence à manifester haut et fort. Après une cérémonie symbolique de l’encens et de mémoire, se succèdent les allocutions enflammées des représentants d’associations venus de tous les horizons. Slogans d’espoir et chansons d’amour pour la patrie continuent à animer la place après 2heures de manifestation.

    Reprenant le message de Mme Anne Marie von Arx, notre voeu est que cet élan de solidarité de la communauté vietnamienne d’outre-mer soit bien reçue par tous les compatriotes du Vietnam et qu’ils se sentent soutenus dans le monde. Il se veut aussi une réponse cinglante et mémorable aux mensonges du régime sur la situation des droits de l’homme au Vietnam.

    Avec la bénédiction du Ciel qui a réservé ce jour là aux manifestants une belle journée chaude et ensoleillée à la Place des Nations malgré un hiver rigoureux.

    Récit par Mai Duong Hai, délégué de la Communauté catholique vietnamienne de Suisse.

  • Nguyen Van Dai, l’avocat engagé des dissidents

    Nguyen Van Dai, l’avocat engagé des dissidents

    Nguyen Van Dai a été arrêté le 16 décembre 2015. C’est un avocat et blogueur. Il a fondé en 2006 le Comité pour les droits de l’homme au Vietnam. Dai a voyagé à travers le Vietnam pour enseigner aux étudiants en droit et former de jeunes militants sur les droits de l’homme, la conduite à tenir face aux interrogatoires de la police. Condamné à 15 ans de prison pour”  tentative de renversement de l’État”, Nguyen Van Dai est considéré par le régime vietnamien comme un grand criminel.

    Il a également fondé en mai 2013 la “Fraternité pour la Démocratie”, composé pour la plupart d’anciens prisonniers de conscience. Dai avait déjà été condamné en mai 2008 à cinq ans de prison (peine réduite à quatre ans en appel) pour « propagande contre l’État » (article 88). Radié du barreau, il avait été contraint de fermer ses bureaux. Libéré en mars 2011, il a dû passer encore 4 années d’assignation à résidence, tout en étant victime d’harcèlements et d’agressions réguliers de la part des policiers et voyous.

    En 2007, Dai a reçu le prix Hellman-Hammett de Human Rights Watch, et le Prix du Réseau Vietnamien des Droits de l’Homme.

    Après plus de deux ans de détention, il a été libéré et expulsé aussitôt en Allemagne le 8 juin 2018 ainsi que son assistante Le Thu Ha. 

    Nguyen Van Dai a été accueilli à plusieurs reprises à Genève et participe en tant que témoin et spécialiste avocat aux conférences internationales des ONG de défense des droits de l’homme .

    Il continue son combat et est un des plus farouches opposants au régime vietnamien.

     

     

     

     

  • Dang Xuân Diêu 2013-2017, maltraitance et torture

    Dang Xuân Diêu 2013-2017, maltraitance et torture

    Dang Xuan Diêu, né en 1979, ingénieur, blogueur et militant chrétien social a été condamné à 13 ans de prison en janvier 2013 sur les accusations de complot visant à renverser le gouver- nement autoritaire de Hanoi. 

    Dang Xuan Diêu a été le plus lourdement condamné parmi un groupe d’activistes catholiques, d’étudiants et de blogueurs reconnus coupables pour leurs activités au sein de Viet Tan, une or- ganisation non-violente prônant la démocratie mais interdite par le gouvernement vietnamien. La plupart sont originaires des diocèses de Vinh et de Thanh Hoa dans le Nord du Vietnam. En janvier 2013, le Cosunam avait fait immédiatement une intervention auprès des autorités vietnamiennes par l’intermédiaire du député genevois Pierre Weiss.

    Dang a ensuite été transféré à la prison K5, Yen Dinh, située dans la province de Thanh Hoa. Ses conditions de détention sont décrites comme particulièrement dégradantes et pénibles.

    Truong Minh Tam, un ancien prisonnier qui était enfermé dans une cellule proche de celle de Dang a affirmé que le personnel de la prison encourageait les autres prisonniers à battre et humilier Dang. En novembre 2014, Le Cosunam a rédigé une pétition qu’une délégation de  membres a tenu à remettre en mains propres aux autorités consulaires de Genève à l’attention du Premier ministre vietnamien (Opération Knock on the door I ).

    Accueil à la Mairie du Grand-Saconnex par les Conseillers administratifs

    Dang Xuân Diêu a été finalement libéré et expulsé du Vietnam en 2017. Depuis, il a été accueilli plusieurs fois à Genève à la Mairie du Grand-Saconnex, au Geneva Summit sur les droits de l’homme de UN Watch et à diverses manifestations genevoises. Il continue à être actif pour soutenir la cause de ses camarades et prisonniers de conscience.