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Vietnam et Vietnamien(ne)s de Suisse

Le film ” Journey from the Fall “

” Vietnam après 1975, l’envol dramatique vers des cieux de liberté et des contrées de démocratie  “

Journey from the Fall est un film indépendant réalisé par Ham Tran en 2006. Le film a été entièrement financé par la communauté vietnamienne exilée. A la chute de Saigon, des centaines de milliers de Vietnamiens vont essayer de quitter le pays sous le joug communiste. Long Nguyen décide de rester au Vietnam mais il se fait déporter dans un camp de rééducation. Sa femme Mai, son fils Lai et sa mère Ba Noi réussissent, quant à eux, à s’échapper sur une embarcation de fortune avec des dizaines d’autres familles. Une histoire dramatique.

Fractures d’une nation

Le Viêt-Nam, connu pour sa lutte héroïque pour l’indépendance, fut un des grands mythes du XXe siècle. Entre décolonisation et guerre fratricide, son histoire apparaît comme exemplaire, mais que sait-on de ses fractures internes ? Quels furent les chemins des possibles pour ce pays colonisé et décolonisé dans la violence ? Quelles furent ses sources d’inspiration ? Quels types de révolutions et de guerres ce pays a-t-il traversés au cours du XXe siècle ? Cet ouvrage nous convie à une exploration Inédite du Viêt-Nam, “vu de l’intérieur”, de l’empire démantelé pendant le XIXe siècle à l’Etat-nation réunifié d’aujourd’hui. Cette perspective permet de mieux comprendre le fonctionnement du pays, dirigé par un Etat-Parti communiste, et de penser plus largement le Viêt-Nam contemporain dans un monde asiatique confronté à la puissance chinoise et à la mondialisation.

Vivre avec les Vietnamiens

Fort de ses 90 millions d’habitants, le Vietnam, pivot stratégique entre l’Asie du Sud-Est et l’Asie orientale, est au-delà des images d’Épinal – Indochine, Diên Biên Phù, napalm, chute de Saigon, affiches de propagande, pourtant mal connu. Or le Vietnam ne cesse de se renouveler depuis son ouverture au début des années 1990, jusque dans les détails : l’abandon de la veste de treillis, du casque militaire et des sandales en pneu de camion, le port de chaussettes, l’apparition des robes imprimées, le démantèlement des haut-parleurs publics, l’installation de feux de circulation aux carrefours, et surtout le droit de parler, de circuler et de sortir du pays Aujourd’hui, on se nourrit mieux au Vietnam, on travaille dans le privé, on lit la presse sur Internet, on voyage, on s’amuse, mais on se ruine toujours pour envoyer ses enfants à l’école, acheter des médicaments ou s’acquitter des taxes Plus complexe, la société est redevenue un millefeuille d’individus. Une seule chose ne bouge pas : le Parti unique, divisé, lézardé, mais auquel chacun est bien obligé de se soumettre; ou de s’accommoder. Car, si la transition économique est achevée, évoquer la chute du régime reste un pari audacieux.Philippe Papin et Laurent Passicousset arpentent le Vietnam depuis vingt ans. Au gré des rencontres, des témoignages et des confidences, ils montrent la vie quotidienne de toutes les strates de la société, où ” un vrai mouvement de réprobation se fait jour qui, sur sa marge, tourne à la dissidence, aujourd’hui sévèrement réprimée “.

Histoire d’une nation

Les événements ont structuré, à travers les siècles, les contours du Viêt Nam et façonné l’identité d’un peuple dont les racines plongent, depuis des millénaires, dans un terreau riche et spécifique. La prise de conscience de l’identité nationale, géographique et sociale de ses habitants s’est forgée à travers les siècles au prix des conflits, des guerres et des conquêtes. Ces luttes ont façonné et nourri le nationalisme du peuple Viêt. Pour un Vietnamien, la patrie n’est pas seulement l’espace natal de son village mais tout un ensemble du territoire transmis par les ancêtres qu’il appelle “Dat Nuoc, Non Sông”, Terre et Eau, Monts et Fleuves. Cet espace géographique dont les ancêtres ont mémorisé les contours et qu’ils ont confié en héritage à leurs descendants doit être gardé et défendu, sans concession, par chacun des héritiers, même au prix “de son sang et de ses os”. Fascinante histoire que celle de cette nation soudée face à l’étranger, bousculée en interne, partageant culte des ancêtres et attachement à la terre, toutes religions ou idéologies confondues.

Quand les souvenirs se mettent à table

Force a été de constater qu’un grand dénominateur commun  entre Suisses et Vietnamiens est la passion des saveurs culinaires du Viêt Nam et particulièrement pour la cuisine à l’ancienne des ” grand-mères” .

Pour les Vietnamiennes et Vietnamiens de tout bord, parents, grands-parents et autres anciens, le souvenir des effluves et des saveurs des plats du pays natal a marqué à jamais leur enfance. Cette mémoire culinaire fait partie de l’héritage de chaque famille, du patrimoine culturel. 

D’ici les prochaines décennies et générations, que deviendra la communauté vietnamienne en Suisse ? Certaines traditions ancestrales s’estomperont peut-être avec le temps sauf, soyons en certains, la cuisine du Vietnam qui est et qui restera toujours le lien, un socle solide pour nos générations. 

Dans ce recueil sur les mets vietnamiens, le cercle culturel Lang Viet ne cherche pas à recopier les recettes qu’on peut trouver facilement sur Internet ou dans de nombreux livres. Mais au contraire, par la magie des mots donnés à des “vieilles marmites”, il leur fait raconter leurs histoires , leur origine,, avec les petits plats qui ont été cuits, braisés et mijotés par des générations dans les foyers de la campagne lointaine  aux grandes villes, du Nord au Sud. 

Le savoir culinaire propre de chaque famille, de chaque village ou de chaque région est une tradition du Vietnam qui mérite d’être retransmise. Et lorsque nos enfants et petits-enfants se mettront aussi à cuisiner ces plats, l’espoir est qu’ils retrouvent ainsi leurs propres racines et la mémoire de leurs anciens. 

Remerciements familles PdC

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