Le Vietnam face au Cororavirus

L’épidémie de Covid-19 aurait pu y faire des ravages. Pourtant, en ce mois de décembre 2020, le Vietnam ne comptait que 1’400 cas déclarés et 35 décès selon les derniers chiffres déclarés de THE BASELABS. Des chiffres observés avec une certaine méfiance sachant que le Vietnam partage quelques 1’280 kilomètres de frontière avec son voisin chinois. Le résultat est surprenant pour un pays de 96 millions d’habitants, qui n’a consacré ces dernières années que peu de moyens à la santé. À Hô-Chi-Minh-Ville, seuls 1’000 lits d’hôpitaux sont équipés pour les soins intensifs, soit 1 pour près de 9 000 habitants.

Officiellement, le nombre de cas plafonne à moins de 1’200 seulement, avec 35 morts alors que la Suisse recense plus 121’000 cas et 2’100 décès. Le contraste est frappant avec de nombreux autres pays d’Asie.

La mise en quarantaine forcée de dizaines de milliers de personnes dans des camps de type militaire et des procédures éprouvées de recherche de contacts par les services de police ont permis au Vietnam d’éviter les catastrophes qui se produisent en Europe et aux États-Unis. Une campagne intensive de propagande a été utile, mais c’est l’action sans contestation possible d’un gouvernement autoritaire qui s’est avérée la plus efficace.

Cependant pour les Vietnamiens les plus vulnérables et défavorisés, la situation semble sombre (voir l’image ci-dessus d’un parking d’hôpital publique réservé aux soins de base). L’attention étant détournée vers la pandémie, le sort des prisonniers de conscience a été durement ignoré. Ne les oublions pas.

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