La stèle des boat-people vietnamiens,
une mémoire genevoise en ce mois d’avril
En souvenir de l’odyssée des boat-people qui provoqua une émotion considérable dans le monde entier . Entassés sur de frêles embarcations, beaucoup de ces ” damnés de la mer ”, y ont laissé leur vie. Les statistiques oscillent entre 200’000 et 500’000 disparus dans les profondeurs de l’océan. Après le temps de la tragédie, ce fut pour les déracinés vietnamiens le temps de la découverte, de la rencontre, de l’échange et, finalement de l’amitié auprès des Suisses. Une nouvelle vie s’ouvrait à eux.
Pendant ce temps
A Genève, le Vietnam obtient cette année son siège au Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies. Trân Luu Quang, le vice premier ministre a fait un discours très remarqué, évoquant la protection des droits humains, la collaboration multilatérale contre le changement climatique et le développement économique équitable. L’espoir est là mais l’image de la ” Broken chair” pourrait en dire long sur la capacité du régime à honorer les multiples promesses réitérées pour son admission. L’année 2024 sera décisive lors de l’UPR Examen Périodique Universel devant les Nations-unies
Romancière vietnamienne primée
Le Prix mondial Cino Del Duca 2023, présidé par Madame Hélène Carrère d’Encausse de l’Académie française, est décerné à la Vietnamienne Duong Thu Huong, écrivaine engagée et une dissidente politique. “Terre des oublis” (2016), son livre le plus lu, aux “Collines d’eucalyptus” (2014), en passant par “Au zénith” (2009), elle décrit le quotidien du peuple vietnamien, le poids du passé et des traditions dans une société marquée par les guerre.
Il ne faut pas fermer les yeux face à un Etat liberticide
Alors qu’il y a une quinzaine d’années, la jeune génération exilée avait l’espoir que le Vietnam se dirige peu à peu vers plus de démocratie comme ces pays d’Asie Taïwan ou la Corée du Sud qui ont magnifiquement réussi leur mutation, c’est malheureusement l’inverse qui s’est produit. Tant de gâchis et de temps perdu pour une stabilité politique sans liberté d’expression et une ouverture économique sans liberté syndicale.
