A Dông Tâm, la répression continue.

En date du 5 mai 2021, Le Trinh Ba Tu et sa mère Can Thi Theu ont tous deux été condamnés à huit ans d’emprisonnement suivis de trois ans de mise à l’épreuve après avoir été reconnus coupables de “fabrication, stockage ou diffusion d’informations, de documents ou d’articles dans le but de s’opposer à l’État de la République socialiste du Viêt Nam” par le tribunal populaire de la province de Hoa Binh aujourd’hui.
 
Mme Can Thi Theu et ses deux fils, Trinh Ba Tu et Trinh Ba Phuong, avaient joué un rôle de premier plan en informant le public de l’incident du village de Dông Tâm par le biais de leurs plateformes de médias sociaux (*). Notamment en janvier 2020, lorsque la police a fait une descente dans le village de Dong Tam, à Ha Noi, lors d’un affrontement au cours duquel le chef de village de 84 ans, Lê dinh Kinh a été abattu . Les autorités ont également arrêté des dizaines de villageois dans le cadre du conflit foncier très médiatisé depuis des années entre le gouvernement et la communauté locale.
 
Can Thi Theu est une militante des droits fonciers et une défenseure des droits de l’homme bien connue au Viêt Nam. Elle est devenue militante après que les terres de sa famille ont été confisquées par les autorités en 2010 et a été emprisonnées à deux reprises en 2014 et 2016.
 
Après l’emprisonnement de leurs parents, Trinh Ba Tu et Trinh Ba Phuong sont également devenus des militants et des défenseurs des droits de l’homme.
 
(*) Voir l’article suivant “Le parcours d’une famille courageuse et exemplaire – Mme Can et ses fils”

 

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